Alexisonfire
Lecteur media
Dernier album
Dates de concert
Membres du groupe
George Pettit
Dallas Green
Wade MacNeil
Chris Steele
Jordan Hastings

Je tiens à commencer cette bio en disant que je déteste les bio de groupes. Elles sont ennuyeuses, auto-satisfaisantes, inintéressantes, pleines d’adjectifs super dramatiques et si je n’ai pas à en lire de nouveau avant de mourir, je serai plutôt content.

Cela étant dit, mon nom est George Pettit, et voici une petite biographie d’Alexisonfire. Alexisonfire, c’est 5 gamins issus d’un paradis de banlieue libérale d’Ontario du Sud. Le groupe a commencé comme échappatoire aux banalités de l’adolescence… En fait c’était un truc pour s’occuper le week-end. On était tous les cinq actifs sur la scène musicale locale, c'est-à-dire des concerts de gosses dans des « MJC ».

Je pense qu’il est important de dire qu’on n’était pas vraiment ambitieux… Une grande part de notre succès vient bêtement de notre chance. Quand le groupe a commencé en 2001, il n’y avait aucun avenir à jouer du screamo. Aucune chance d’avoir notre chanson à la radio. Aucune chance de faire un clip ou de le diffuser. Mais on s’en foutait en fait. On était ivres de jeunesse et invincibles dans notre tête. Les temps ont fini par changer, à notre avantage.

Notre première démo est le résultat de nos influences, très variées à ce moment là. Dallas (guitare, chant) venait de quitter un groupe de grunge alternatif. Wade (guitare, chant) et Chris (basse) jouaient ensemble dans un groupe de métal qui ne les intéressait pas trop. Alexisonfire était un changement bienvenu pour chacun d’entre nous.

J’aime à dire que notre première démo est un mélange de la période screamo de Level-Plane Records et l’ère post hardcore de At the Drive In / Refused. Il est difficile pour chacun d’entre nous d’écouter notre première démo sans une certaine dose d’humilité… Imagine un truc artistique que tu as fait ado, montré à tout le monde quand tu as bien dépassé les 20 ans… C’est dérangeant pour beaucoup, mais honnêtement, ces enregistrements ont servi à ce pourquoi ils ont été faits. Ils nous ont permis de tourner aux US et au Canada. Ils nous ont offert le luxe et de tour-bus pourris, de dormir par terre chez des gens dans d’étranges et effrayantes villes et de jouer dans des sous-sols sordides avec des toilettes dégueu de pisse ou des boites remplies de jeunes marginaux. On ne mangeait que l’équivalent de 2 petits-déjeuners par jour pour rester dans notre budget de 10$. Ces premiers enregistrements nous ont donné un vrai aperçu de la vie de nomade. Quand je pense à cette époque je suis ému.

Quand on a quitté la route, on a commencé à travailler sur notre second album qui s’intitule Watch Out! C’était ambitieux musicalement, mais quand je l’écoute aujourd’hui je sens toujours qu’on cherchait notre son. Arrivés là, on devenait plus gros au Canada. Nos clips étaient diffusés et on nous a donné quelque chose qui s’appelle un prix JUNO (comme un Grammy mais en version Canadienne). On a reçu ce prix en tant que meilleur nouveau groupe.

Plus de concerts ont suivi. On a traversé l’océan jusqu’au Royaume-Uni. Les concerts devenaient plus gros, mais on découvrait toujours de nouveaux endroits. On a pu apprécier le pur bonheur de jouer devant des milliers de personnes et en même temps de jouer dans des bars sans barrières de sécurité. Je n’oublierai jamais avoir joué dans une maison pleine à craquer de 2000 personnes à Vancouver puis conduit jusqu’à Olympe pour jouer devant 9 gosses dans un pub.

Avance rapide jusqu’à l’été 2006 et un album intitulé CRISIS. C’était un genre d’arrivée, d’aboutissement. Des années de tournée avaient façonné nos compétences et nos goûts de musiciens. A ce moment, on avait traversé les Etats-Unis plusieurs fois, sans parler du Japon, de l’Europe, et de l’Australie. On voulait rentrer chez nous, là où on répétait derrière une usine de métallurgie à St Catharines.

CRISIS était le début de notre prise de distance avec tous ces groupes de screamo d’aujourd’hui. On n’était pas intéressés par l’idée de se ranger et d’abandonner nos albums à un héritage dispensable de « hair rock ». On a pris le meilleur de ce qu’on aimait dans le punk et le rock and roll et ont l’a appliqué au genre qui nous a fait commencer. Crisis a aussi marqué l’arrivée de Jordan Hastings à la batterie. Notre premier batteur a été tué dans une avalanche alors qu’il conduisait une motoneige. (C’est pas vrai. La véritable explication du départ de notre batteur est longue et inintéressante).

Encore plus de concerts ont suivi –pas loin de 9 mois d’affilée. C’était une période difficile qui a tendu nos relations familiales et amoureuses et les ont menées pas loin de la rupture. C’était une longue et belle aventure pleine de hauts magnifiques et de bas terribles. La tournée nous a poussés vers de nouveaux endroits et on a vu notre public grossir dans ceux qu’on connaissait déjà.

Après cela, on a fait une longue pause introspective. On a mis du temps à se réhabituer à la vie à la maison et c’est à ce moment là qu’on a écrit Old Crows/Young Cardinals, en grande partie.

On a enregistré les instruments aux studios Armory dans la belle ville de Vancouver. Les chants ont été enregistrés chez notre producteur Julius Butty (Watch Out ! Crisis) à Stony Creek. Old Crows/Young Cardinals a été construit avec CRISIS comme base. Musicalement ça va très vite. Les paroles touchent à un large éventail de sujets, de la rébellion métaphysique à la vie de nomade. C’est l’aboutissement de l’histoire de notre groupe. Personnellement, je pense que c’est notre meilleur album, mais vous en êtes seuls juges.

Voilà la version courte. Tous les noms et les dates ne sont probablement pas mentionnés, mais je ne peux pas mieux résumer 7 ans et demi de ma vie en deux pages. La version longue correspond à un récit de personnalités conflictuelles, de fraternité, de liens brisés, de barbarie, d’hospitalisations, d’humour pince-sans-rire canadien, et quelques femmes sensuelles…

-George Pettit

Eastpak Antidote Tour '09 Photos prises le 9 novembre 2009 à l'Elysée Montmartre lors de l'Eastpak Antidote Tour. Merci à Sabrina Cohen pour ces photos. Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen Crédit: Sabrina Cohen