Lecteur media
Dernier album
Membres du groupe
Mark Hunter
Matt DeVries
Rob Arnold
Jim LaMarca
Chris Spicuzza
Andols Herrick
“Ce n'est pas un album que tu assimiles en une écoute”, dit Mark Hunter, frontman de Chimaira. “Les morceaux vont te rester dans la tête toute ta vie, mais pas parce que l'album est simple à comprendre. Les gens vont l'écouter et dire : 'C'est intéressant mais je dois le réécouter.' A la troisième écoute, ils diront: 'Whoa, ça y est j'ai compris.“ Ce sont des paroles audacieuses mais Mark et Chimaira les confirment entièrement sur leur nouvel album, très judicieusement intitulé « Chimaira ». Il est approprié que la bande dévastatrice ait nommé son troisième album de la sorte, car le sextet originaire de Cleveland a su définir et aiguiser son style si adroitement que cet album représente à la fois tout ce qu'ils ont été, tout ce qu'ils sont, et tout ce qu'ils sont destinés à devenir une fois que ce monstre sera lâché sur le monde du metal. « Chimaira » est Chimaira, depuis la toute première note du dévastateur “Nothing Remains”, dont Mark révèle qu'il a été composé le jour où Dimebag Darrell a été assassiné: “Le morceau n'a rien à voir avec la situation, mais musicalement, c'est brutal et rageur, et c'est la fusillade a éveillé ces sentiments. Nous nous sommes assis dans le local de répétitions, fixant le sol pendant une heure, quand Rob a pris sa guitare. Le morceau était né.” Le quotient metal ne faiblit pas, grâce à l'énergie brutale de “Save Ourselves”, qui donne l'impression d'un marteau-piqueur réduisant votre crâne et vos os en poussière. “Salvation” est le titre le plus mélodique de l'album, dû en partie à l'énorme refrain. Le dernier morceau de l'album est l'épique et dynamique “Lazarus”. C'est « le titre le plus évolutif de l'album. Il ne parle pas du personnage de la Bible mais d'un ami qui s'est suicidé il y a onze ans. C'est le morceau le plus personnel que j'ai jamais composé et je l'ai enfin sorti de moi”, dit Mark, admettant qu'il espère que les fans l'écouteront au casque afin de mieux le ressentir. Mark continue: “Les paroles sont très personnelles, et les fans attendant un 'Fuck you' ou un morceau dans le style de 'Power Trip' vont être déçus. C'est plus réfléchi, plus réaliste. J'ai pensé qu'il était temps d'être plus direct dans mes paroles et de balayer toute ambiguité”. C'est ce qui fait que les paroles sont un parfait complément à la musique, le tout se mettant en place comme une série de coups de poings au visage. Quand les six membres de Chimaira ont commencé à composer ce nouvel album, ils sortaient tout juste d'un marathon de deux ans de tournées pour leur précédent album, “The Impossibility Of Reason ». Ils avaient joué en tête d'affiche avec Lamb Of God, ainsi que sur la Ozzfest 2003, sur le Jagermeister au printemps 2004 (avec Slipknot et Fear Factory), et avaient fait le Roadrage 2004 aux USA en co-tête d'affiche avec Machine Head. Ils ont également joué sur plein de festivals européens et fait 330 concerts dans 21 pays. “Nous avions hâte de nous mettre à écrire de nouveaux morceaux”, dit Mark. “Pendant que nous étions sur la route, nous n'imaginions pas qu'il y aurait de la pression, nous pensions que ça serait facile. Mais quand on s'est réellement mis à l'ouvrage, on a été comme des lapins pris dans les phares d'une voiture. On est resté un mois à retourner des idées dans tous les sens avant d'en sortir quelque chose.” Ils ont été secondés pour l'enregistrement par Ben Schiegel pour la deuxième fois aux Spider Studios. Pour « Chimaira », le groupe a refusé d'écrire des morceaux correspondant à un format particulier. La plupart des titres sur cet album tourne autour des cinq minutes et plus, établissant clairement le fait qu'ils ont évolué naturellement et non pas en suivant des notions préconçues. “Nous avons essayé de ne pas nous imposer de limites. Que ça soit un morceau d'une minute et demi ou de quinze minutes, du moment que cela nous plaît, c'est tout ce qui compte. Les morceaux sont aussi longs que nécessaire, afin de devenir tels que nous les avons imaginés.” Le groupe affirme que « Chimaira » est Chimaira à son apogée musicale, et que les solos envoyés par le guitariste Rob Arnold sont un élément totalement nouveau par rapport aux précédents albums. Les hurlements de Mark sont plus intimidants et les sons electro-ambiants de Chris Spicuzza sont indispensables au son du groupe. Mark dit : « Chris a pris des parties épiques et les a rendues encore plus épiques. Les gens vont se demander 'Pourquoi ça sonne aussi énorme?' Ça c'est notre secret ! ». Le nouveau batteur Kevin Talley, qui s'est fait la main dans les groupes de death metal Misery Index et Dying Fetus, a un jeu brutal et « in your face », son intensité étant aussi présente sur l'album qu'en live. « On ne peut pas nier que la batterie arrache. C'est féroce », dit Mark. L'arrivée de Kevin et l'évolution de Chimaira aussi bien en tant qu'individus qu'en tant que groupe sont ce qui donne à Chimaira cette fraîcheur et cette vigueur. « Chacun a apporté sa pierre à l'édifice », explique Mark. « Chacun a amené son style, c'est vraiment un album collectif de Chimaira. Nous sommes comme le monstre à trois têtes: nous sommes des animaux opposés qui formons un monstre unique ». Et quel monstre !












