Lecteur media
Dernier album
Membres du groupe
Mikael Åkerfeldt
Fredrik Åkesson
Martin Mendez
Per Wiberg
Martin Axenrot
Opeth est unique en son genre. Les visionnaires suédois, qui combinent avec finesse metal, rock, prog, folk et jazz, poursuivent leur voyage avec leur nouvel album « Watershed ». Sur ce neuvième album, Opeth continue de défier les limites du genre et le résultat est à couper le souffle. Mikael Akerfeldt, chanteur / guitariste, explique: « Cet album ne sonne pas comme celui d’un groupe fatigué et cupide. Nous sommes toujours aussi avides d’expérimentation et aimons toujours autant composer. Nous n’avons pas juste fait un disque pour faire un disque. C’est une démarche bien plus artistique. » « Watershed » reprend là où s’est arrêté « Ghost Reveries » en 2005, contemplatif et explosif à la fois.
C’est un album qui mêle force pure et brutale et beauté mélodique et fantasque. Mickael insiste sur le fait que ce n’était pas prémédité : « J’essaie de ne pas trop répartir équitablement les moments où je crie et ceux où je chante. Je choisis le style de chant qui correspond le mieux à la chanson. Certaines parties sont instrumentales, d’autres sont chantées calmement. Je veux ce qu’il y a de meilleur pour la chanson, et si cela signifie moins de chant death ou moins de chant tout court, il faut le faire. » Il y a cependant des cris très bien placés, qui enfoncent le clou. Mickael poursuit : « Les cris comptent beaucoup sur l’album parce qu’ils sont moins nombreux. Au lieu de me servir de hurlements pour cacher quelque chose, je veux interpréter les paroles avec passion, ce que je n’avais jamais fait auparavant. »
En tant qu’avide fan de rock et collectionneur, Mickael a été inspiré et influencé par des choses étonnantes pour écrire « Watershed ». « J’ai écouté de la musique psychédélique et de la musique des années 1960, » révèle-t-il. « Comme « Oddessey & Oracle » de The Zombies. Quand je l’ai écouté, j’ai su que c’était un des meilleurs albums que j’aie jamais écouté et je ne l’ai découvert que l’année dernière ! J’écoute beaucoup d’albums psychédéliques avec des effets sonores, ainsi que Bill Withers, AC/DC et Scott Walker, qui est un crooner américain. Il est moins mielleux que Franck Sinatra. Il fait une musique douce et sombre à la fois. Son album « The Drift » est le plus sombre que j’ai jamais entendu dans ma vie, il y chante sur une musique dissonante jouée par un orchestre. Il tapait sur un morceau de viande en studio et ça a donné à la chanson un son très avant-gardiste. Je voulais en faire une version metal, faire un disque impossible à pénétrer. » Avec « Watershed », Opeth ne craint pas de se distinguer mais l’album n’est pas non plus un nouveau départ. Le son d’Opeth (les riffs si particuliers et le chant obsédant de Mickael) est intact mais plus intense. « Je crois que c’est Leonard Cohen qui a dit : ‘Plus ça fait longtemps que tu es musicien, plus tu apprends et plus tu améliores ton écriture.’ Je suis d’accord avec ça. Je ne fais pas partie de ceux qui apprécient les albums spontanés écrits par de jeunes gens aux hormones en folie. J’aime les œuvres d’art délicates, réalisées avec soin. » Mickael poursuit en disant que « Watershed » représente « l’évolution naturelle d’Opeth. A chaque fois, nous faisons un album différent, mais ça reste du Opeth. Nous l’avons fait avec « My Arms », « Your Hearse », « Blackwater Park » et « Damnation ».
Nous allons de l’avant et c’est excitant. » Opeth reste frais et continue de créer des albums majeurs. Le groupe s’est renforcé ces dernières années avec l’arrivée de nouveaux membres : le batteur Martin Axenrot et le guitariste Fredrik Akesson, qui jouait précédemment dans Arch Enemy. Mickael est régénéré plutôt qu’inquiet de ces changements de line up : « Je veux que le groupe soit plus grand que son line-up. Avant, j’étais dévasté quand il y avait du changement de ce côté-là. Mais les gens changent et voilà, ça arrive, je refuse qu’Opeth soit victime de ces changements. J’ai toujours été quelqu’un de nostalgique et j’ai toujours été pour un line-up stable, mais il est impossible de prévoir ce qui va arriver. Mes rêves d’un line-up constant ont été anéantis lorsque notre premier batteur, Anders Nordin, est parti en 1997. Je pense que nous avons évolué dans le bon sens depuis son départ et grâce à ça, j’ai appris que tant que tous les membres ont les mêmes objectifs et qu’ils sont concentrés sur la musique, ça marche. » L’écoute de « Watershed » prouve que le groupe s’est nourri de ces changements. Mickael affirme que le niveau de Fredrik le pousse à se surpasser : « Je l’ai vu jouer des reprises de Judas Priest, d’AC/DC, de King Diamond et de Metallica une fois dans un pub et j’ai été épaté. Lorsqu’il faisait partie d’Arch Enemy nous avons tourné ensemble et sommes devenus amis. »
Musicalement, « Watershed » a pour objectif de transcender toutes les influences du groupe. Les structures atypiques sont classiques dans l’univers d’Opeth mais au final le groupe a compris que ce qui compte c’est d’écrire de bonnes chansons et d’avoir de bonnes idées. « J’aime les chansons épiques avec beaucoup d’éléments différents. Pour être un bon groupe de metal il est important, si ce n’est absolument nécessaire, d’aller chercher d’autres influences. Si tu ne le fais pas, tu vas vite devenir ennuyeux et faire du sous Iron Maiden, » explique Mickael. « Watershed » a été enregistré en Suède et produit par Mickael et Jens Bogren. C’est la première fois que Mickael apprécie le processus d’enregistrement: « Nous sommes habitués à nous retrouver en studio, ce n’est plus ni nouveau ni effrayant d’enregistrer. Le gros changement a été de laisser aller mon besoin de tout contrôler. Nous enregistrions dans deux studios, et je ne pouvais pas être à deux endroits en même temps, c’était stressant de ne pas savoir ce qui se passait dans l’autre studio. Mais il fallait que je fasse confiance aux autres membres du groupe. »
« Watershed » s’ouvre doucement mais sûrement sur le titre « Coil », sur lequel Nathalie Lorichs, une chanteuse de folk suédoise, a posé sa voix envoûtante. « Heir Apparent » est un brûlot metal, seul titre avec un chant death. « The Lotus Eater » comprend une nouveauté : un chant clair sur des blast beats ! Mickael est particulièrement fier de ce titre : « Ce titre représente parfaitement ce que sont mes goûts musicaux en ce moment. C’est la chanson la plus barrée du disque, qui en dit long sur moi, mais c’est comme cela que je veux qu’Opeth sonne aujourd’hui. C’est tordu, complexe et ça évolue doucement et sans interférences. » Au milieu du chaos, on trouve la sublime ballade « Burden » qui rappellera aux fans des groupes comme les Pink Floyd ou Led Zeppelin. « Je voulais faire une véritable ballade qui sonne années 70, » dit Mickael. « J’ai été influencé par Scorpions. J’écoutais « In Trance » et la chanson « Living and Dying ». Je me suis dit que je devais faire un titre comme ça, avec des solos typiques des années 70. » La chanson « Porcelain Heart » est plutôt épique, alternant structure rapide et passages calmes. « Watershed » comblera l’appétit des plus fervents admirateurs d’Opeth tout en attirant de nouvelles têtes et prouve qu’Opeth est définitivement un groupe hors pair. Opeth en concert à Amsterdam 8 7 6 5 4 3 2 1 Photos du clip video "Burden" Retrouvez ici quelques photos prises lors du tournage du clip "Burden". photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo
C’est un album qui mêle force pure et brutale et beauté mélodique et fantasque. Mickael insiste sur le fait que ce n’était pas prémédité : « J’essaie de ne pas trop répartir équitablement les moments où je crie et ceux où je chante. Je choisis le style de chant qui correspond le mieux à la chanson. Certaines parties sont instrumentales, d’autres sont chantées calmement. Je veux ce qu’il y a de meilleur pour la chanson, et si cela signifie moins de chant death ou moins de chant tout court, il faut le faire. » Il y a cependant des cris très bien placés, qui enfoncent le clou. Mickael poursuit : « Les cris comptent beaucoup sur l’album parce qu’ils sont moins nombreux. Au lieu de me servir de hurlements pour cacher quelque chose, je veux interpréter les paroles avec passion, ce que je n’avais jamais fait auparavant. »
En tant qu’avide fan de rock et collectionneur, Mickael a été inspiré et influencé par des choses étonnantes pour écrire « Watershed ». « J’ai écouté de la musique psychédélique et de la musique des années 1960, » révèle-t-il. « Comme « Oddessey & Oracle » de The Zombies. Quand je l’ai écouté, j’ai su que c’était un des meilleurs albums que j’aie jamais écouté et je ne l’ai découvert que l’année dernière ! J’écoute beaucoup d’albums psychédéliques avec des effets sonores, ainsi que Bill Withers, AC/DC et Scott Walker, qui est un crooner américain. Il est moins mielleux que Franck Sinatra. Il fait une musique douce et sombre à la fois. Son album « The Drift » est le plus sombre que j’ai jamais entendu dans ma vie, il y chante sur une musique dissonante jouée par un orchestre. Il tapait sur un morceau de viande en studio et ça a donné à la chanson un son très avant-gardiste. Je voulais en faire une version metal, faire un disque impossible à pénétrer. » Avec « Watershed », Opeth ne craint pas de se distinguer mais l’album n’est pas non plus un nouveau départ. Le son d’Opeth (les riffs si particuliers et le chant obsédant de Mickael) est intact mais plus intense. « Je crois que c’est Leonard Cohen qui a dit : ‘Plus ça fait longtemps que tu es musicien, plus tu apprends et plus tu améliores ton écriture.’ Je suis d’accord avec ça. Je ne fais pas partie de ceux qui apprécient les albums spontanés écrits par de jeunes gens aux hormones en folie. J’aime les œuvres d’art délicates, réalisées avec soin. » Mickael poursuit en disant que « Watershed » représente « l’évolution naturelle d’Opeth. A chaque fois, nous faisons un album différent, mais ça reste du Opeth. Nous l’avons fait avec « My Arms », « Your Hearse », « Blackwater Park » et « Damnation ».
Nous allons de l’avant et c’est excitant. » Opeth reste frais et continue de créer des albums majeurs. Le groupe s’est renforcé ces dernières années avec l’arrivée de nouveaux membres : le batteur Martin Axenrot et le guitariste Fredrik Akesson, qui jouait précédemment dans Arch Enemy. Mickael est régénéré plutôt qu’inquiet de ces changements de line up : « Je veux que le groupe soit plus grand que son line-up. Avant, j’étais dévasté quand il y avait du changement de ce côté-là. Mais les gens changent et voilà, ça arrive, je refuse qu’Opeth soit victime de ces changements. J’ai toujours été quelqu’un de nostalgique et j’ai toujours été pour un line-up stable, mais il est impossible de prévoir ce qui va arriver. Mes rêves d’un line-up constant ont été anéantis lorsque notre premier batteur, Anders Nordin, est parti en 1997. Je pense que nous avons évolué dans le bon sens depuis son départ et grâce à ça, j’ai appris que tant que tous les membres ont les mêmes objectifs et qu’ils sont concentrés sur la musique, ça marche. » L’écoute de « Watershed » prouve que le groupe s’est nourri de ces changements. Mickael affirme que le niveau de Fredrik le pousse à se surpasser : « Je l’ai vu jouer des reprises de Judas Priest, d’AC/DC, de King Diamond et de Metallica une fois dans un pub et j’ai été épaté. Lorsqu’il faisait partie d’Arch Enemy nous avons tourné ensemble et sommes devenus amis. »
Musicalement, « Watershed » a pour objectif de transcender toutes les influences du groupe. Les structures atypiques sont classiques dans l’univers d’Opeth mais au final le groupe a compris que ce qui compte c’est d’écrire de bonnes chansons et d’avoir de bonnes idées. « J’aime les chansons épiques avec beaucoup d’éléments différents. Pour être un bon groupe de metal il est important, si ce n’est absolument nécessaire, d’aller chercher d’autres influences. Si tu ne le fais pas, tu vas vite devenir ennuyeux et faire du sous Iron Maiden, » explique Mickael. « Watershed » a été enregistré en Suède et produit par Mickael et Jens Bogren. C’est la première fois que Mickael apprécie le processus d’enregistrement: « Nous sommes habitués à nous retrouver en studio, ce n’est plus ni nouveau ni effrayant d’enregistrer. Le gros changement a été de laisser aller mon besoin de tout contrôler. Nous enregistrions dans deux studios, et je ne pouvais pas être à deux endroits en même temps, c’était stressant de ne pas savoir ce qui se passait dans l’autre studio. Mais il fallait que je fasse confiance aux autres membres du groupe. »
« Watershed » s’ouvre doucement mais sûrement sur le titre « Coil », sur lequel Nathalie Lorichs, une chanteuse de folk suédoise, a posé sa voix envoûtante. « Heir Apparent » est un brûlot metal, seul titre avec un chant death. « The Lotus Eater » comprend une nouveauté : un chant clair sur des blast beats ! Mickael est particulièrement fier de ce titre : « Ce titre représente parfaitement ce que sont mes goûts musicaux en ce moment. C’est la chanson la plus barrée du disque, qui en dit long sur moi, mais c’est comme cela que je veux qu’Opeth sonne aujourd’hui. C’est tordu, complexe et ça évolue doucement et sans interférences. » Au milieu du chaos, on trouve la sublime ballade « Burden » qui rappellera aux fans des groupes comme les Pink Floyd ou Led Zeppelin. « Je voulais faire une véritable ballade qui sonne années 70, » dit Mickael. « J’ai été influencé par Scorpions. J’écoutais « In Trance » et la chanson « Living and Dying ». Je me suis dit que je devais faire un titre comme ça, avec des solos typiques des années 70. » La chanson « Porcelain Heart » est plutôt épique, alternant structure rapide et passages calmes. « Watershed » comblera l’appétit des plus fervents admirateurs d’Opeth tout en attirant de nouvelles têtes et prouve qu’Opeth est définitivement un groupe hors pair. Opeth en concert à Amsterdam 8 7 6 5 4 3 2 1 Photos du clip video "Burden" Retrouvez ici quelques photos prises lors du tournage du clip "Burden". photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo photo












