Steve Miller Band
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Dernier album
21. juin 2010
Dates de concert
Membres du groupe
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Tout commença au Fillmore Auditorium, où The Steve Miller Band joua trois concerts complets en mars 2008. Trois concerts épiques, une gigantesque fête de trois heures où se relayaient chaque soirs une demi-douzaine d’invités - des artistes prestigieux tel que Bonnie Raitt et Joe Satriani, et des talents moins reconnus tel que le violoniste Carlos Reyes ou le guitariste Danny Caron.

Miller joua dans la salle historique du Fillmore plus que n’importe quel autre artiste, accumulant 120 apparitions depuis ses débuts en 1967 alors qu’il accompagnait B.B. King durant sa toute première représentation devant un public blanc et entama ainsi la seconde étape de sa fabuleuse carrière. Mais ces concerts étaient spéciaux car Miller et son groupe rentraient en studio le jour suivant pour enregistrer leur premier album depuis plus de 15 ans.

Le studio Skywalker, appartenant à George Lucas, fait à peu près la taille d’un petit hangar pour avion, c’est un des derniers studios de cette taille dans tous les Etats-Unis, situé au nord du Marin County et perdu au milieu des 4700 hectares de forêt appartenant au célèbre réalisateur. En moins de deux semaines, Miller et sa bande ont sélectionnés 42 chansons, provenant des 6,000 titres que Miller entrepose dans son ordinateur.

BINGO! Est l’album que Steve Miller a attendu toute sa vie. En replongeant dans ses débuts d’apprenti musicien évoluant dans la scène blues de Chicago, Miller et le coproducteur Andy Johns ont remis au goût du jour les morceaux de rythm and blues classique qui sont à la base même de la musique de Steve Miller.

Ce fut également le dernier album de Norton Buffalo, membre de longue date du Steve Miller Band et ami proche de Miller, qui fut emporté par un cancer en octobre 2009. C’est aussi le premier album du nouveau membre Sonny Charles, le voyageur du rythm and blues qui passa plus de 30 ans en tant que chanteur des Checkmates, groupe surtout connu pour le hit de 1969 ‘Black Pearl.’ Pour toutes ses raisons et bien d’autres encore, BINGO!, le premier nouvel album du millénaire pour le Steve Miller Band, sera une étape dans la carrière du Monsieur, que certains appellent Maurice.

Miller décida de s’allier avec son vieil ami Andy Johns, un ingénieur vétéran qui est derrière certains des albums les plus connus de Led Zeppelin et les Rolling Stones, lorsque ce dernier mixa la bande original du DVD ‘Steve Miller Band Live From Chicago’ sorti en 2008. Son grand-frère, Glyn Johns, ingénieur des Beatles et autres grands groupes de rock britannique, enregistra les quatre premiers albums de Steve Miller Band et Miller rencontra son petit frère lorsque Andy avait 17 ans. Travailler avec Johns stimula l’envie de Miller de retourner sérieusement en studio d’enregistrement.

En piochant dans le catalogue de Jimmy Reed, T-Bone Walker, B. B. King, Jimmie Vaughan et bien d’autres, Miller et Johns transformèrent les classiques du rythm and blues en monument du rock. Ils ont relevés quelques morceaux en incorporant la batterie de percussions latines du joueur de conga Michael Carabello, membre fondateur de Santana, et l’as des timbales Adrian Areas, fils du partenaire de Carabello dans le groupe originel, Jose ‘Chepito’ Areas. Le célèbre guitariste Joe Satriani joua également quelques solos sur une ou deux chansons.

A un certain moment de l’enregistrement, Miller raccorda tous les amplis qu’il possède et les brancha à sa guitare. Le son surpuissant était si énorme que Miller dut quitter la pièce pour jouer. Les sessions se déroulèrent avec une grande efficacité. Le groupe fit 140 prises et avait terminé le travail à la fin de la semaine, laissant à Miller et Johns le soin de peaufiner les chansons. Avec un tas de toutes nouvelles chansons sous le bras, ils migrèrent ensuite vers le studio personnel de Miller et passèrent un nombre incalculable d’heures à redéfinir, éditer et polir les morceaux.

Ces chansons, pour la plupart, son des morceaux que Steve Miller joua durant toute sa vie, depuis qu’il créa son tout premier groupe à l’âge de 12ans alors qu’il vivait à Dallas. Il se souvient de la plupart des versions originales lorsqu’il les entendait à la radio alors qu’elles venaient tout juste de sortir. A partir de 15ans il épaulait Jimmy Reed dans les salles locales. BINGO! est son autobiographie musicale.

Lorsque Miller termina ses etudes à l’Université du Wisconsin en 1962, il alla directement à Chicago où il s’immergea dans la scène blues du la ville alors qu’elle émergeait tout juste. Avec des groupes menés par des géants tel que Muddy Waters et Howlin’ Wolf, la nouvelle génération de musiciens de blues blancs commençait à se développer. Le Paul Butterfield Blues Band se faisait un nom au Near North Side club, Big John’s, qui attirait les étudiants des universités voisines.

Miller s’allia avec le claviériste Barry Goldberg et le the Goldberg-Miller Blues Band commença à jouer dans les mêmes clubs. Signés chez Epic Records, le groupe enregistra un album en deux jours et partit pour New York pour jouer le single ‘Hullabaloo’ à la télévision. Le single fut un flop et le groupa splitta, Miller retourna à Chicago où il découvrit que la scène s’était également effondrée. Il joua pendant deux semaines dans le groupe de Buddy Guy en tant que guitariste rythmique avant de partir pour San Francisco à l’automne 1966. Guy, un des guitaristes de blues les plus reconnu de la ville, donna à Miller un conseil ; nomme ton groupe à partir de ton nom.

Le Steve Miller Blues Band devint rapidement une des têtes de proue des salles d’acid-rock de San Francisco comme l’Avalon et le Fillmore et jouèrent à l’historique Monterey Pop Festival en juin 1967. L’année suivante le groupe sorti son premier album, ‘Children of the Future,’ et le nom du groupe fut raccourci pour devenir le Steve Miller Band.

Miller ne lâcha jamais le blues. Le blues est présent dans chaque album. Chaque chanson est teintée de blues. Ses hits monumentaux durant les années 70 suivirent le carton du titre ‘The Joker, ’ et définirent le son pop-rock des radios américaines de la région. Mais sa musique ne s’éloigna jamais vraiment des racines du blues.

BINGO! est l’aboutissement d’un maître en la matière qui dédia sa vie entière à son œuvre. C’est le produit d’une collaboration étroite entre son groupe qu’il connaît depuis des années maintenant, le talentueux Johns et la passion de Miller pour cette musique qu’il a toujours aimé. BINGO ! n’est pas seulement un album de plus de Steve Miller. BINGO! est tout ce qu’il est.