Par Amanda Palmer
Ingrédients pour un No, Virginia:
1) une b-side de notre précédent album
2) quatre nouveaux titres
3) une vieille démo
4) une reprise d’un titre des années 80
5) cinq anciens titres qui n’avaient pas encore été enregistrés
Arrosez d’une production réalisée par Sean Slade et voici votre album !
Les cinq titres jamais enregistrés de cet album avaient été mis de côté sur nos deux premiers albums mais nous aimons ces chansons, alors nous avons décidé de les enregistrer avant qu’il ne soit trop tard. Nous sommes entrés en studio après la tournée en janvier 2008 et en cinq jours tout était prêt. Ca a été très purifiant. Les b-sides de « Yes, Virginia » que nous n’avions pas enregistrées étaient juste trop bonnes pour les reléguer à un statut de b-side, alors nous les avons compilées ici. Régulièrement, nous nous disions « Mince, ‘Ultima’ est un titre fantastique. Pourquoi ne l’avons-nous pas enregistré ? » ou encore « Mince, ‘The Kill’ est le meilleur titre que nous ayons jamais écrit. Pourquoi est-ce qu’on ne l’a pas mis sur l’album ? Est-ce qu’on était drogués ? »
Ainsi va « No, Virginia »…
Les chansons retracent les cinq premières années du groupe, de notre premier enregistrement jusqu’à « Yes, Virginia », et sont un peu les enfants terribles de notre travail. L’écoute de l’album est très surprenante ; ça sonne beaucoup plus pop que nos deux premiers albums. Nous n’assumions peut-être pas assez notre côté pop au moment de choisir les titres devant figurer sur les albums. Mais nous avons évolués. Et il faut bien admettre que « Ultima Esperanza » est une expérience folle, c’est une chanson fabuleuse !
« Boston » avait été mise de côté lorsque nous avons fait « Yes, Virginia » parce que nous ne voulions pas que l’album soit trop long. Nous nous sommes posé beaucoup de questions sur cette chanson. Je me rappelle que la décision de ne pas la garder a été très difficile à prendre. Nous ne l’avons pas gardée mais je m’étais juré qu’on lui trouverait une place un jour ; cet album va enfin lui donner la place qu’elle mérite.
Pendant qu’on y est, nous nous sommes dit que nous allions inclure la très torturée « Lonesome Organist Rapes Page-Turner » (la seule b-side officielle de l’album) et la reprise de « Pretty in Pink » que nous avions faite pour une compilation inspirée de John Hughes. L’incroyable démo de « Mouse and the Model » a finalement trouvé sa place ici aussi, pour notre plus grand plaisir.
Notre dernier album « Yes, Virginia » est une référence directe à la fameuse lettre « Yes, Virginia, there is a Santa Claus », publiée dans le New York Sun en 1897. Et pour la pochette, j’ai trouvé cette effrayante photo de Père Noël gisant sur le sol des Mad Oak studios lorsque nous étions là-bas en train d’enregistrer. C’était juste trop parfait.
Non, Virginia…le Père Noël n’existe pas. Mais les Dresden Dolls sont sur le point de sortir un superbe album, si ça peut t’aider à te sentir mieux.