Dave Peters
Matt Mentley
Dom Macaluso
Ben Dussault
"This is war. This is pure hostility. This is vengeance. This is all that's driving me." -- Throwdown, "Vendetta." Orange County est bien plus que des plages ensoleillées, des palmiers et des minettes plantureuses. Sous le vernis se trouve une tension bouillonnante entre les nantis et ceux qui n'ont rien, une hostilité entre ceux qui se battent pour se dépasser, pour devenir autre chose, et pour lutter contre un système de valeurs sociales qui les a ruiné et leur a offert un minimum de confort, de loyauté et de respect. C'est une insatisfaction qui ne peut être pacifiée avec le luxe matériel de la vie et qui ne peut pas être ignorée. Et maintenant ce désir de se rebeller, cette urgence qui réunit les dépossédés au-delà de toute notion de races, de genres et de frontières géographiques, s'est trouvé une nouvelle bande-son en "Vendetta", le cinglant nouvel album de Throwdown. Élaboré durant plusieurs mois éreintants mais terriblement excitants et introspectifs dans un étroit local de répétitions à Huntington Beach et enregistré avec le célèbre producteur de metal Zeuss (Hatebreed, Shadows Fall) dans son studio Planet Z dans le Massachusetts, "Vendetta" est l'album d'un groupe qui a un nouveau regard sur la vie, tentant quelques évolutions tout en restant fidèle à ses racines. "Shut You Down", "Speak The Truth" et "Burn" sont certainement les futurs hymnes des fans, aux côtés de ceux issus de leur précédent album "Haymaker" (2003). "Discipline" et "To Live Is To Sacrifice" ne sont pas sans rappeler la reprise de Sepultura (« Roots ») que Throwdown faisait sur la Ozzfest 2004. Les titres les plus le metal sur "Vendetta" expliquent aussi pourquoi le magazine américain Revolver les a désignés comme étant l'"avenir du metal" dans un récent sujet de couv' et pourquoi les fans les ont désignés comme étant les prochains Pantera. Et puis il y a le titre éponyme, une diatribe survoltée et venimeuse qui rendrait Black Flag fier. Throwdown a créé un séisme dans le milieu underground avec une poignée de sorties séminales à la fin des années 90 sur le label californien de Indecision, qui a cimenté le groupe dans la scène hardcore et les a livré à un public avide d'entendre le nouveau Earth Crisis. Les paroles ont collé, les concerts ont tout dévasté, et les quatre années de sang, de sueur et de larmes que les membres du groupe ont mis dans Throwdown en 2002 quand de nombreux gros labels indépendants sont venus frapper à leur porte, désireux d'exposer Throwdown à un public plus large, ont payé. Throwdown a finalement trouvé sa voie, à la fois litéralement et figurativement, avec "Haymaker". Les morceaux qui sont sur le premier album du groupe sorti sur Trustkill Records, plus particulièrement le titre “Forever” qui se trouve sur la compil' « MTV2 Headbanger's Ball », étaient l'évolution logique pour le groupe, qui a eu raison de vouloir s'élever de l'état de « projet » à « machine à tournées à plein temps ». Matt Mentley est devenu guitariste du groupe à part entière après la sortie de l'album et s'est parfaitement intégré avec Dave Peters et le membre fondateur Dom Macaluso, dont l'acharnement et l'éthique de travail ont boosté la carrière de Throwdown de la même façon que ses lignes de basse ont renforcé le potentiel des morceaux. Ben Dussault, natif de Montréal, a rejoint le groupe à la batterie peu de temps avant Ozzfest, amenant un côté « in your face » et détonant, ainsi que son humour canadien. Le temps que Throwdown a passé sur la route avec Lamb Of God, As I Lay Dying et Norma Jean a de manière évidente unifié le groupe et cela s'est ressenti quand ils sont entrés en studio. Zeuss a eu une vision artistique en adéquation à 100% avec celle du groupe pour accoucher de cet album qui sera sans conteste un des albums les plus heavy de l'année. Ce qui permet au groupe de persister et d'être plus fort, et qui a fait de "Vendetta" leur réalisation la plus proche de ce qu'ils souhaitaient atteindre, est l'urgence de leur musique et leur dévouement total à leurs amis, leurs familles, leurs fans et au groupe. Le nouvel album, comme tous les bons albums, parle aux frustrations des laissés-pour-compte, unifiant les masses par leurs luttes communes, et désignant les ennemis communs parmi les hypocrites et les menteurs. "This is all that's driving me. This is a... Vendetta."