Au fin fond de la Louisiane, proche de la Nouvelle Orléans, ce nouveau son a claqué comme les cloches d'églises un dimanche matin, appelant les saints et les pêcheurs à ouvrir leurs esprits et à rejoindre la révolution. Ils sortirent des marécages du sud, du désert californien, des villes de travailleurs du Midwest et de toute la côte est. Les grosses guitares et la batterie pachydermique sont venues à la manière dont on récite un poème. La rébellion venait de donner naissance au rock n' roll. Et donc depuis ce temps là, tout les 2 ou 3 ans sortent de très bons albums de rock.
Black Stone Cherry va sortir son deuxième album, 'Folklore and Superstition'. "Il y a quelque chose de mystique avec le folklore et la superstition," confie le batteur de Black Stone Cherry, John Fred Young. "Cela nous intrigue et nous nous intéressons beaucoup à l'histoire, à nos racines ainsi qu'à notre héritage, et nous essayons d'inclure tout cela dans nos chansons." La faculté à raconter des histoires et des contes n'est pas la seule compétence de Black Stone Cherry. 'Folklore and Superstition' n'est pas juste un album de rock sudiste comme il en existe tant. C'est un disque de rock américain. Cet album est un travail sans fin fait par un joueur de flûte d'Hameln qui prend racine dans l'Amérique profonde et qui va se répandre aux quatre coins du globe. "Nous décrivons les traditions sudistes, et nous en donnons un aperçu au reste du monde," raconte le bassiste Jon Lawhon.
Black Stone Cherry ne s'est pas trop éloigné de chez lui pour enregistrer cet album. Le groupe a composé les titres entre l'infame Practice House, et une vieille ferme où père et l'oncle de John ont composé des albums récompensés par des Grammy pour le groupe The Kentucky Headhunters. Le groupe a engagé le célèbre producteur Bob Marlette (Ozzy, Shinedown, Quiet Riot) et s'est enfermé dans les Blackbird Studios de Nashville qui en a vu d'autres, de Kid Rock à The Raconteurs, et qui sont situés à une centaine de km de leur fief d'Edmonton, dans le Kentucky.
“Nous avons incorporé des touches régionales dans le mix tout au long de l'album,” dévoile Young. Le groupe a utlisé un banjo, mais aussi une bassine de lavage en autres... Jon Lawhon raconte qu'il a fabriqué une basse à partir d'une bassine de lavage, d'un manche à balai de cordes en nylon. Le groupe ne s'est imposé aucune limite lorsqu'est venu le temps des expérimentations. "Nous ne voulions fermer aucune porte durant l'enregistrement," déclare le guitariste Ben Wells. Le temps passé sur la route à défendre leur premier album éponyme à permis au groupe d'être plus inspiré que jamais lorsqu'il a fallut s'atteler à la composition du nouvel album. Le groupe a tourné intensivement aux Etats Unis durant cette période.
Preuve de ce nouvel élan, des titres comme "Please Come In" et “Sunrise” montrent que le groupe a grandit et s'est diversifié. "Cet album nous a permis de creuser plus loin dans nos racines," continue Young. "Cela montre aussi nos influences dans le processus d'écriture. Notre groupe est un groupe positif et nous essayons d'écrire des titres entrainants. Nous avons aussi un côté raconteurs d'histoires que tu peux deviner sur 'Ghost of Floyd Collins’ et ‘Reverend Wrinkle.’" Le guitariste/chanteur Chris Robertson apporte lui aussi une réflexion sur le processus en expliquant, “Nous avons fondé le groupe il y a 7 ans, avec beaucoup d'espoir et de rêves et je pense que ce nouvel album démontre l'expérience que nous avons acquis au cours de ces années et nous donne bon espoir pour le futur. Nous avons capturé toute l'énergie qui entoure Black Stone Cherry. Nous avons pris des risques sur cet album et je pense que les fans apprécieront de découvrir d'autres côtés du groupe.” Ben Wells admet que le groupe a une fois de plus garder en tête que dans leur public se trouvaient des filles, “Sur le dernier album, les filles venaient nous voir en nous disant, 'Vous avez des chansons pour les mecs, alors où sont les notres?’ Donc nous avons cette chanson 'You' qui est une ballade sans fin. Les familles et amis du groupe sont aussi une influence. "Long Sleeves" raconte le point de vue d'un ami du groupe qui a prit part à la bataille de Mogadishu raconté sur le film “Black Hawk Down,” alors que "Things My Father Said" est une ballade qui raconte la vie de tous les jours des personnes vivant autour d'eux.
Du sinistre “The Key” au titre bien rock “Blind Man” jusqu'au triomphant “Soul Creek,” Black Stone Cherry parle simplement au travers de 'Folklore and Superstition' d'histoire locales, d'amitié et d'amis; pas plus pas moins.
Lecteur media
Dernier album
Dates de concert
Membres du groupe
Chris Robertson
Ben Wells
John Lawhon
Jon Fred Young












