
Avec ce septième album intitulé « Omen », Soulfly s’inscrit une fois encore dans la tradition.
Max Cavalera alimente « Omen » des mêmes ingrédients qui ont fait de lui une icône avec Sepultura, Soulfly et Cavalera Conspiracy. S’inscrivant dans la lignée guerrière de l’album encensé par la presse « Conquer », « Omen » est le présage annonçant que Soulfly devient un monstre métallique plus féroce, plus brûlant et plus furieux encore, avec maintenant sept albums à son actif. Les traditions variées de Soulfly restent omniprésentes tout au long des 11 morceaux de l’album. La basse de Bobby Burns tremble et rugit sur le morceau d’ouverture « Bloodbath and Beyond », pendant Joe Nunez martèle frénétiquement ses fûts. Marc Rizzo débite ses riffs coupe-gorge tout en laissant de l’espace au groove comme sur « Lethal Injection ». La voix inimitable de Max et ses riffs de guitare offrent un tandem de choc pour un ultime assaut auditif.
Certaines de ses surprises sont des invités spéciaux sur quelques chansons. Dans le passé, Max avait déjà collaboré avec des pointures du genre tel que Corey Taylor de Slipknot, Tom Araya de Slayer, Chino Moreno de Deftones ou encore Sean Lennon. Sur « Rise of the Fallen », Max échange des tirades schizophréniques avec Greg Puciato de Dillinger Escape Plan. « J’ai rencontré Greg à un concert de Deftones à LA », explique Max. « Je lui ai dit qu’il devrait faire un saut au studio si ça le tentait de chanter quelque chose. Il a adoré la chanson, mais il m’a dit qu’il voulait rendre ça épique. Greg a donc posé son chant chaotique et aigu caractéristique de Dillinger Escape Plan, mais il a aussi chanté des parties mélodiques à la fin qui donnent une autre dimension au morceau. Le résultat m’a mis sur le cul, et s’inscrit totalement dans la tradition des collaborations de Soulfly. »
Entre temps, pour « Lethal Injection », Max a fait appel à un vieil ami, Tommy Victor de Prong : « Tommy a fait un boulot de tueur sur sa partie de chant. J’ai toujours adoré Prong. Prong était sur une tournée de Pantera à laquelle nous avions participé avec Sepultura. C’est vraiment cool qu’il soit sur cet album aujourd’hui. »
La plupart des groupes ralentissent le rythme avec l’âge, mais pas Soulfly. Sept albums et ils créent toujours le chaos comme personne. « La violence est présente sur chaque morceau », ajoute Max. « Le meurtre est l’esprit général de cet album, de « Bloodbath and Beyond » à « Jeffrey Dahmer ». C’est un album très violent. J’ai toujours voulu écrire une chanson sur un tueur en série, j’ai saisi ma chance. « Jeffrey Dahmer » a un refrain super accrocheur, et je peux déjà imaginer les gens le chanter. « Omen » est inspiré principalement d’expériences du quotidien. C’est un titre très mystérieux qui peut faire référence à plein de choses différentes. Pendant tout l’enregistrement, je savais déjà que l’album s’appellerait « Omen »
Max a enregistré avec le producteur Logan Mader (Cavalera Conspiracy, Gojira, Devildriver) aux studios Edge of the Earth à Hollywood. Il est entré en studio avec une dizaine de riffs et en est ressorti avec un album énorme. Le groupe n’a pas perdu une seconde pour démarrer cet album sur les chapeaux de roues et le premier morceau le prouve. « « Bloodbath and Beyond » est presque un titre hardcore. Ca aurait même pu être un morceau d’Agnostic Front. Dès la première note, on sait que c’est parti. Il n’y a pas d’intro. la voix, les guitares et tout le reste te rentrent dedans en même temps », explique Max.
Il y a sur cet album une collaboration très spéciale avec les fils de Max. Soulfly a enregistré le classique de Sepultura « Refuse/Resist » avec Zyon Cavalera et « Our Life, My Life » d’Exel avec Igor Cavalera (son fils, pas son frère !), les deux morceaux figureront en bonus sur l’édition limitée de l’album. « C’était vraiment cool d’enregistrer ces titres bonus avec mes gosses. Ce sont les battements du cœur de Zyon que l’on entend au début de Chaos A.D. de Sepultura. et maintenant il enregistre la chanson-titre avec moi ! Igor joue sur une reprise d’Exel qu’il a choisi. Ma famille à toujours été impliquée sur les albums, et ces collaborations en sont juste la suite logique », dit-il.
Poursuivant un autre héritage, Max emmène encore l’auditeur dans différents territoires avec « Soulfly VII » : « Cette suite de la série des « Soulfly » est venue très facilement. J’adore ce que Marc à fait. C’est un mix de Jimi Hendrix-U2-Police. Cela se distingue du reste de l’album car il n’y a pas de sons saturés. Celle-ci a des guitares très claires donc ça saute aux oreilles ». C’est un nouveau voyage psychédélique, à la fois spirituel et étrangement apaisant.
Les expérimentations guitaristiques de Marc Rizzo ont abouti à un solo unique sur « Rise of the Fallen » et à une outro acoustique très mélancolique sur « Mega-Doom ». Max ajoute : « Marc est un guitariste très enthousiasmant, il m’a encore mis sur le cul. Il est arrivé avec des sons électroniques complètement dingues et fait sonner sa guitare comme un ordinateur ou un téléphone portable, un peu comme Rage Against The Machine. L’album est divisé entre ces sons et d’incroyables solos mélodiques. Marc s’est vraiment surpassé sur « Omen ». »
« C’est le septième album de Soulfly. Avec Sepultura je n’avais fait que six albums. Soulfly à survécu à tout : le temps et les crises. Après avoir décollé avec le premier album, je ne me suis jamais arrêté et je n’ai jamais regardé en arrière, j’ai juste continué sur ma lancée. « Omen » est le futur de Soulfly. Le metal est toujours vivant et en forme, ce n’est pas parce que tu vieillis que tu dois devenir ennuyeux. Plus je vieillis, plus je deviens taré. Les albums sont de plus en plus lourds et agressifs. C’est ça le vrai message d’ « Omen ». Je ne sais rien faire d’autre que de la musique, c’est tout ce que j’aime faire. Cet album ne fait que réaffirmer que je peux toujours en découdre. »











